Pépites gratuites pour Mac OS X
Avoir un ordinateur n’est pas bon marché. Il y a tant de choses à acquérir en plus pour parvenir à ses fins : consommables d’imprimante, connectique, mises à jour matériel, maintenance.
Oh, et les logiciels ! Les gens peuvent parfois dépenser bien plus en logiciels que l’ordinateur lui même.
Ici, à Mac DevCenter, nous aimons à penser que nous pouvons offrir un coup de main à chaque fois que l’occasion se présente, c’est pourquoi il nous est apparu que de présenter les pépites gratuiciels disponibles pour Mac OS X les moins connues serait une bonne idée. Nous parlons là de petites applications proprettes dont vous n’avez peut-être pas entendu parler et qui peuvent très bien subvenir à vos besoins que d’autres plus connues (et souvent beaucoup plus chères) sans que vous ayez à sortir un euro pour elles.
Nous n’avons pu obtenir suffisamment d’espace pour vous les présenter toutes. Il ne fait aucun doute que vous en pourrez porter d’autres à notre connaissance (faites le, svp, dans la section “Commentaires sur cet Article” à la fin de cet article). Tout d’abord, passons en revue quelques règles.
Les Règles
Quand on parlera de gratuiciels, on parlera de logiciels gratuits. Nous ne présenterons aucune application nécessitant un paiement ou prétendant être un gratuiciel en vous balançant des écrans de démarrage interminables ou des fonctions limitées.
Nous ne parlerons pas non plus de gratuiciels trop évidents. Après tout, iTunes est un superbe player et gestionnaire gratuit de MP3 mais nous n’en ferons pas l’éloge ici. Nous allons supposer que vous les connaissez déjà.
Enfin, soyez averti que tout ce que nous pourrons faire avec les 2500 mots dont nous disposons ne pourra consister qu’à effleurer la surface de chaque application mentionnée. Il y aura des fonctions et des bugs que nous ne mentionnerons pas—mais nous espérons que cela vous donnera encore plus envie des les télécharger et de les essayer.
Maintenant que les règles sont dites, passons au spectacle. Premier arrêt ? Editeur de texte.
MI
mi est un petit programme plutôt bien conçu, par Daisuke Kamiyama. Il offre un ensemble très exhaustif de fonctionnalités, et bien que l’interface ne soit pas du genre de celles auxquelles vous vous êtes habitués sur Mac, il fait du très bon boulot.
A l’instar de pas mal d’applications Mac anciennes, mi démarre discrètement et attend que vous créiez un nouveau document ou que vous en ouvriez un. La fenêtre de mi comporte une barre d’outils un peu à la BBEdit, à laquelle nous reviendrons en détail plus tard.
La principale chose à se rappeler lorsqu’on utilise mi est qu’il est configurable à souhait. Plusieurs modes opératoires sont gérés par le programme en fonction du type de texte que vous souhaitez éditer (texte classique, HTML, AppleScript, C, CSS, Java, Perl ou TeX). A partir du menu Application, vous pouvez sélectionner Mode Preferences pour modifier les réglages de chacun des modes—ainsi, chaque mode peut avoir sa propre police, sa propre organisation de fenêtres, ses propres couleurs et une douzaine d’autres options. (Voir Figure 1, illustrant les préférences HTML—et remarquez les 15 options différentes listées sur la partie gauche de la fenêtre. Si c’est pas de la configurabilité ça !)
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La barre d’outils est aussi quelque peu configurable. Cliquez sur le petit signe + qui y figure et vous pouvez ajouter ou retirer des boutons. Ceux ci peuvent être des fonctions prédéfinies (avec des noms définis par l’utilisateur), un symbole graphique pour basculer d’un mode à l’autre ou un accès direct à une dossier spécifique. Lorsque vous choisissez le dossier à inclure, mi scrutera le dossier afin d’y détecter des fichiers texte qu’il pourra ouvrir et les rendra disponibles sous forme de menu déroulants. (voir Figure 2).
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mi a ses bizarreries. Il comporte un compteur de caractères mais pas de mots et aucun système intégré de vérification d’orthographe. Il indique qu’il peut éditer des fichiers à distance via des connexions FTP, mais mes tentatives ont échoué. Ne soyez cependant pas rebuté par ces petites choses, ce programme reste malgré tout un éditeur de texte très capable.
FTP avec Fugu
Les clients FTP pour Mac OS X ne sont pas dur à trouver, mais la plupart d’entre eux demandent une petite contribution pécunière. Si vous êtes à la recherche d’un client FTP décent sans avoir à payer quoi que ce soit, vous devriez considérer Fugu.
Créé par une équipe de l’Université du Michigan, Fugu est un front-end graphique à l’un des programmes UNIX intégré à OS X, SFTP, et vient tout juste de passer en version 1.0. Il se comporte comme un client FTP normal à part que tout est crypté entre votre ordinateur et le serveur distant, rendant le tout bien plus sécurisé.
Il est génial de part son côté intuitif et simple à utiliser. Si vous avez utilisé toute sorte de programme FTP auparavant (tels que Fetch, RBrowser ou Transmit), vous saurez immédiatement quoi faire (Voir Figure 3).
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Il y a aussi plein de fonctionnalités. La création de tunnels SHH, celle de Copies Sécurisées et la navigation au sein de l’historique de la session se font toute d’un seul clic ou d’une seule commande clavier. Fugu est aussi rapide, considérablement plus rapide dans la récupération de la liste des fichiers que les clients FTP partagiciels que j’ai utilisé précédemment.
XAbiWord : L’Autre Traitement de Texte
OK, nous savons tous que Word est le traitement de texte le plus connu de la planète et pas mal de gens considèrent que Word pour Mac OS X est un des meilleurs produits de Microsoft pour la plate-forme.
Mais c’est un secret pour personne que l’achat de Word vous coutera un max de cash, alors que beaucoup de gens vous diront qu’il y a peu d’intérêt à dépenser cet artgent alors que l’on peut trouver des alternatives moins chères—parfois gratuites.
Une de ces alternatives s’appelle OpenOffice.org, que nous avons déjà couvert en détail sur Mac DevCenter (et aussi sur Project:Omega ici). Nous n’allons donc pas répéter quoi que ce soit ici, si ce n’est que cette suite requiert le gestionnaire de fenêtres X11 d’Apple pour être lancée et que c’est une alternative à la suite entière Microsoft Office, pas seulement Word.
Ce dont nous allons parler ici est XAbiWord, une autre application X11 de traitement de texte.
Ne soyez pas effrayé par le fait qu’il faille avoir X11 pour la faire fonctionner. L’installation de X11 est enfantine (nous avons abordé cela ici en long et en large) et l’installation de XAbiWord est aussi simple que de décompresser une image disque et de déposer un dossier sur votre disque dur. Pour lancer XAbiWord, lancer d’abord X11 puis cliquez sur l’icône de l’application XAbiWord.
Si vous ne voyez rien au départ, rassurez-vous—vous devez soit créer un nouveau document ou en ouvrir un existant. XAbiWord sait lire et écrire des documents au format standard Word (.doc), il devrait donc être capable de survivre à tous les exemples basiques. Les fichiers Word les plus compliqués qui comprennent des tableaux ou des feuilles de calcul incorporés pourront peut-être présenter quelques problèmes. Une fois que XAbiWord tourne et que vous avez un document ouvert, vous devriez voir quelque chose comme sur la Figure 4.
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Comme avec OpenOffice.org, un utilisateur Mac chevronné se sentira un peu déconcerté par XAbiWord, principalement parce qu’il ressemble à une application Windows. Les menus sont contenus dans la fenêtre de XAbiWord et l’interface n’a rien à voir avec la beauté d’Aqua que vous avez l’habitude voir.
Dépasser le côté enveloppe, encore que, et vous trouverez un paquet de fonctions utiles. XAbiWord peut sauvegarder des documents sous plein de formats différents, y compris au format des documents spéciaux pour Palm ou pour Psion. Il sait gérer le format .doc de Microsoft (bien que le fichier d’aide indique qu’il ne le peut pas) et s’en tire très bien dans la conversion de ce qui est à l’écran en HTML valide et perfectionné au cas où vous décideriez de sauvegarder en tant que document Web.
Le format natif de XAbiWord est basé sur le XML, les documents XAbiWord (avec le suffixe .abw) peuvent donc être ouvert dans pas mal d’éditeurs, au cas où vous en auriez besoin. Le programme porte ses origines open source avec fierté, et ne se permet pas de se considérer si important au point de ne pouvoir être remplacé par un autre bout de logiciel.
Nous n’avons pas ici l’espace suffisant pour plonger dans les arcannes de XAbiWord, mais il y a vraiment de quoi explorer. Des fonctions bien pensées comme un symbole graphique permettant de rechercher le texte sélectionné sur la Wikipedia ou sur un dictionnaire en ligne sont un délice pour les nouveaux venus.
D’un point de vue personnel, j’ai plaisir à utiliser XAbiWord parce qu’il semble avoir été créé avec une bonne compréhension de ce qu’un écrivain requiert—vitesses, because it appears to have been created with a good understanding of what a writer needs–speed, fiabilité et fonctionnalité. Il traite les mots, très efficacement, et pour tous ceux qui doivent traiter beaucoup de mots de manière régulière, il peut être d’une grande aide.
Le Mail Vu Différemment
En théorie, vous n’auriez pas à rechercher un client d’email décent et gratuit pour Mac OS X parce que Mailest pré-installé avec l’OS. En pratique, il peut y avoir toute sorte de raisons pour lesquelles Mail n’est pas à la hauteur et qui pourraient vous pousser à en chercher un autre.
Deux alternatives très utiles sont GyazMail et GNUMail, tous deux très similaires à Mail en termes de “look and feel”. Puisque nous n’avons pas beaucoup d’espace ici, nous allons regarder en détail GyazMail, bien que les lecteurs soient encouragés à aussi essayer GNUMail.
Si vous avez utilisé Mail, vous vous sentirez très rapidement comme chez vous dans GyazMail (voir Figure 5). Les fonctions sont aussi familières, comprenant toutes les fonctions basiques de gestion de mails ainsi que quelques-unes supplémentaires bien vues. GyazMail a une liste de commandes clavier impressionante pour ceux que la souris rebute et les options de préférences sont assez flexibles pour les utilisateurs avancés comme pour les novices.
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Ce que GyazMail ne sait pas faire est d’afficher des messages en HTML, vous forçant à les ouvrir avec votre navigateur par défat—cela peut devenir un problème si vous en recevez beaucoup. Du côté plus, le programme s’intègre bien avec le Carnet d’Adresse d’Apple et importe sans encombre les messages de Mail ouo de tout autre fichier standard .mbox UNIX.
Quelques Petits Extras
Nous avons l’espoir que nous vous avons donné de bonnes idées d’alternatives à vos logiciels existants. Nous n’avons fait qu’effleurer la surface du nombre impressionant de pépites existantes, mais avant de finir, jetons un oeil à quelques petits utilitaires que vous pourriez trouver utiles.
SBook5, un Petit Carnet d’Adresses Rapide
SBook5 est un programme tellement ingénieux et intuitif qu’après quelques minutes d’utilisation vous vous demandez comment vous avez pu faire avant sans lui.
Vraiment brillant, vous allez voir. Il utilise des algorithmes ingénieux et de l’intelligence artificielle pour rendre l’importation de données incroyablement simple. Initier une nouvelle entrée et tapez juste les informations que vous connaissez et SBook5 reconnaîtra ce qui est une adresse postale, ce qui est un numéro de téléphone et ainsi de suite. Pas de clic dans différents champs ; tout ce que vous avez à faire c’est taper (voir Figure 6).
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SBook5 peut stocker toute sorte d’informations, au delà des adresses (les utilisations suggérées portent sur les recettes, les blagues et les instructions). Il exportera très bien vers votre iPod. La recherche est facile et rapide. Porté sur Mac OS X à partir du programme original NeXT, SBook5 surpasse la plupart des carnets d’adresses de cette plate-forme et mérite d’être investigé.
Collé sur l’Etagère
Garder un disque dur propre et bien rangé peut vite devenir laborieux. Tous ces glisser-déposer de fichiers, s’assurer qu’ils résident dans le bon dossier et sur le bon volume—ça devient fastidieux.
Bienvenue à XShelf. Une autre idée NeXT portée sur mac OS X, voici une petite application bien conçue pour vous aider à déplacer vos fichiers. Au lieu d’ouvrir deux fenêtres du Finder (une pour l’emplacement de départ du fichier et une autre pour sa destination), vous pouvez maintenant déposer le fichier sur l’étagère, qui peut sans problème être disposée sur n’importe quel bord de l’écran (ou dans une fenêtre flottante). Par la suite, lorsque cela devient le moment opportun à vos yeux, vous pouvez le retirer de l’étagère et de le déposer dans son nouveau domicile.
Le fichier en tant que tel ne bouge pas jusqu’à ce que la deuxième partie de la tache soit effectuée, mais le fait d’avoir le Shelf toujours actif résonne sans cesse comme un rappel et vous aide à garder vos fichiers au bon endroit. Puisque nécessite peu de CPU et peut optionellement être complètement masqué lorsqu’il n’est pas utilisé, vous l’utiliserez sûrement plus souvent que vous l’auriez cru. (Figure 7 montre Shelf actif en mode fenêtre).
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Huevos, un Gadget Sympa de Recherche
Parfois, la fait de lancer un navigateur et de taper l’URL de votre moteur de recherche favorit peut sembler représenter trop de travail. Pour des moments comme ceux là, vous avez besoin de Huevos (voir Figure 8).
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Ce gentil petit copain reste dans un petit coin de votre bureau et ira chasser à votre place sur Google ou sur une poignée d’autres sites utiles. Et ça marche. Que demandez de plus ?
Regarde dans mon Esprit
Voici un nouveau venu dans mon dossier Applications, mais j’ai l’impression que j’en ferai bon usage dans le futur. En bref, MyMind est un gestionnaire d’idées et de pensées, et même si vous ne souhaitez créer que de simples documents aux textes dissimulés sous des titres, il fonctionne merveilleusement. Il est rapide et l’on peut facilement naviguer dans les pensées et les idées en se servant du clavier.
Mais MyMind peut exporter ses pensées sous forme de cartes mentales visuelles, et c’est là que vous pouvez commencer à être créatif. Transformez vos listes textuelles en diagrammes au format toile d’araignée, ajoutez de la couleur et des fonds et exportez la carte au format image ou .pdf. Les Figures 9 et 10 montrent un exemple d’idées et la carte qui en résulte. Même si vous n’avez pas l’intention d’utiliser le concept de cartographie, MyMind est un gestionnaire d’idées utile et capable.
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Le Début
Il y a plein de gratuiciels aux alentours. Encore plus, maintenant que Mac OS X repose sur Unix, qu’on a eu l’habitude d’en voir. Considérez cet article comme un avant goût et laissez votre imagination vous guider dans l’exploration de l’informatique bon marché. Oh, et si vous souhaitez savoir par où commencer pour trouver des logiciels gratuits décents, La liste d’Apps OS X de Jeff est un des meilleurs points de départ. Bonne chasse !

Textes originaux en anglais sur O’Reilly : Freeware Gems for Mac OS X par Giles Turnbull










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