Les meilleures astuces de Rob - Partie 2
Note de l’éditeur : La semaine dernière, nous avons publié huit des astuces favorites de Rob Griffiths tirées de son récent livre, Mac OS X Astuces, Jaguar Edition. Au cas où vous ne connaîtriez pas Rob, il baigne dans les astuces depuis un bon moment avec son site web Mac OS X Astuces. Voici, maintenant, un nouveau lot qui vous tiendra occupé pour pas mal de temps. Mais comment s’est il débrouillé pour trouver tout ça ?
Astuce 9-1 : Accélérez iPhoto
Lorsque vous visionnez une bibliothèque, un rouleau de film ou un album, iPhoto est configuré pour afficher vos photos avec une ombre subtile dans la fenêtre principale. Bien que cet effet soit très plaisant, il ralentit le défilement et le redimensionnement sur toutes les machines même les plus rapides. Donnez un coup de fouet à votre vitesse en désactivant cette ombre.
Sélectionnez iPhoto -> Préférences, et dans la section Apparence, sélectionnez soit Bords soit Aucune bordure. (Vous pouvez aussi changer la couleur d’arrière-plan si vous le souhaitez). Revenez au mode Organiser et essayez d’agrandir les photos en utilisant le curseur situé en bas à droite, ou de faire défiler une collection de photos. Vous serez bluffé par l’augmentation de vitesse.
Astuce 10-18 : Arrêter l’effet Ken Burns II
Un des fonctions les plus mises en avant de iMovie 3 est l’effet “Ken Burns”. Il transforme des photos digitales en films, effectuant des panoramiques et des zooms comme un pilote de combat hyper-caféiné. Vous pouvez l’utiliser pour ajouter de l’audace à vos projets, même si tout ce que vous faites consiste à exposer 2.352 poses du petit Jimmy en train de dormir.
Ça c’était la bonne nouvelle.
La mauvaise nouvelle tiens dans le fait que iMovie 3 applique les effets Ken Burns à toutes les photos que vous importez. Cela induit des délais d’attente très importants dans votre travail puisque iMovie 3 doit effectuer le rendu de chaque photo, au lieu de juste la plaquer dans votre film comme le faisait iMovie 2.
En plus de la méthode décrite dans l’astuce 10-17, vous pouvez aussi indiquer à iMovie de ne jamais appliquer l’effet Ken Burn sur les photos importées. Le truc : Editez le fichier secret des préférences de iMovie. Voici comment :
Quittze iMovie. Puis, sous le Finder, ouvrez votre dossier Départ->Bibliothèque->Preferences et chercher le fichier com.apple.iMovie3.plist. Déposez ce fichier sur l’icône d’un traitement de teste comme TextEdit ou BBEdit Lite. Avec la commande Find (Commande-F), recherchez la phrase ApplyPan. Vous avez alors mis en évidence le texte appartenant à ces lignes :
<key>Option autoApplyPanZoomToImportedStills: %d </key> <true/>
Changez la balise <true/> de la seconde ligne en <false/> et sauvegardez le fichier. La prochaine fois que vous lancerez iMovie, le programme ne continuera plus à rendre hommage au plus célèbre des créateurs de documentaires de PBS à chaque fois qu’il importera une photo.
Astuce : Vous pouvez toujours utiliser l’effet Ken Burns à chaque fois que vous le souhaiterez. Sélectionnez juste une image immobile de votre film, basculer dans la section Photos, réglez votre paramètres Ken Burns puis cliquez sur Appliquer.
Astuce 11-17 : Graver un CD Multi-sessions
La plupart des gens pensent que l’on a besoin d’un programme comme Roxio Toast pour graver plusieurs fois un CD-R sous Mac OS X. Au contraire, Images Disques vous permet de graver sur un seul CD autant de fois que vous le voulez ! C’est exact, des disques CD-R classiques et peu onéreux, pas des CD-RW (réinscriptible).
Ce que vous allez créer ici est un disc multi-sessions. Chaque fois que vous gravez des fichiers dessus, vous créez une nouvelle icône de disque qui apparaîtra séparément lorsque vous insérerez le CD. Voici comment faire :
- Préparez les données que vous avez l’intention de graver la première fois. Par exemple, mettez le tout dans un dossier sur le Bureau.
- Lancez Images Disques. Sélectionnez Fichier -> Nouvelle -> Image à partir du dossier ou volume. Sélectionnez ensuite le dossier que vous souhaitez graver puis cliquez sur Créer une Image. On vous demande de nommer l’image disque que vous allez créer.
- Tapez un nom pour l’image, spécifiez son emplacement (comme le Bureau) puis cliquez sur Enregistrer. Dans cet exemple, supposons qu’elle s’appelle Typestyles.dmg.
- Lorsque vous êtes prêt à graver, lancez Images Disques. Sélectionnez Fichier -> Graver l’image. Naviguez vers l’image disque (Typestyles.dmg), et cliquez dessus une fois. Puis cliquez sur Graver. Le dialogue de gravure de disque apparaît alors. Déployez la boite comme montré ci-dessous :

Figure 1. - Activez “Permettre des gravures supplémentaires”, comme illustré dans la copie d’écran ci-dessus. Cliquez sur Graver pour enregistrer l’image sur le CD. Image Disque fait alors son boulot et grave le CD comme si c’était la première et la dernière fois. Mais là vous allez avoir une surprise.
- Au moment d’ajouter des données supplémentaires à ce disque, répéter les étapes de 1 à 4. Cette fois, dans la boite de dialogue, vous allez voir que “Permettre des gravures supplémentaires” est toujours activé. Au lieu d’indiquer Graver, cette fois çi, le bouton en bas à droite indique maintenant “Ajouter”. C’est la preuve que Image Disque comprend ce qu’il va devoir faire : ajouter des informations à un CD existant, ce qui aura pour résultat de créer une seconde icône de disque sur le bureau contenant les nouvelles données.
- Cliquez sur Ajouter. Vous venez juste de créer un CD multi-session !
Vous pouvez répéter les étapes de 6 à 7 encore et encore, ajoutant ainsi de plus en plus de données sur le disque—jusqu’à ce qu’il soit plein.
Astuce 12-24 : Naviguer dans un Site via la Barre de Titre
Au fur et à mesure que vous vous enfoncez dans un site web, il peut être parfois difficile de revenir à la page d’origine. Vous pouvez utiliser le bouton Retour, bien sûr, mais vous devrez soit cliquer et rester appuyer pour voir la liste des pages précédentes, soit cliquer dessus de manière répétitive pour revenir page par page. Heureusement, Safari offre une autre manière de revenir sur ses pas.
Si vous faites un commande-clic sur la barre de titre (centrée juste au dessus de la barre d’adresse), Safari affiche une liste de toutes les pages que vous avez visitées dans le site courant (voir Figure 2). (NdT : Je ne sais pas quelle version de Safari évoque l’auteur, mais la v74 n’offre apparemment plus cette fonction, remplacée par le SnapBack). Pour revenir, cliquez juste sur la page souhaitée.
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Cela marche même si vous n’êtes pas arrivé ici étape après étape—autrement dit, si vous êtes arrivé ici en tapant directement l’adresse de la page.
Astuce 13-4 : Liste de fichiers II
Cette astuce fonctionne avec BBEdit mais aussi avec BBedit Lite (récemment arrêté par Bare Bones).
Une variation encore plus utile de la précédente astuce vous permet de créer une liste imprimable du contenu complet d’un dossier. Cela est pratique si, par exemple, vous avez besoin d’une copie à des fins d’archivage (peut-être êtes vous un Président des U.S. et espèrez vous que ces fichiers soient incorporés dans une biographie dans 20 ou 40 ans).
Si vous déposez l’icône d’un dossier ou d’un disque sur la fenêtre d’un nouveau document BBEdit, le programme se met en branle—parfois assez longtemps—et affiche éventuellement tous les fichiers et dossiers qui y sont présents.
Note : Ce processus peut durer éternellement, surtout si le dossier ou le disque que vous investiguez comprend Mac OS X lui-même ; évidemment, vous pouvez remonter une liste de plus de 100.000 fichiers. Achetez des actions de compagnies commercialisant du toner et du papier avant de l’imprimer.
Astuce 14-24 : Plus d’un Presse-Papiers
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Si vous avez déjà passé plus de 10 minutes sur un Mac, vous êtes alors sûrement habitué du Presse-Papiers. Il entre en scène lorsque vous copiez et collez plus d’une bribe d’information entre deux programmes similaires.
Par exemple, supposez que vous souhaitiez copier plusieurs sections différentes d’une page Web vers votre traitement de texte. Donc, vous lancez votre navigateur, copiez un paragraphe, basculez vers le traitement de texte, collez, retournez vers le navigateur, copiez le paragraphe suivant, retournez au traitement de texte, collez, et répétez ceci jusqu’à ce que vous en ayez terminé. La raison qui vous oblige à effectuer toutes ces actions tient dans le fait que Mac OS X n’a qu’un seul presse-papiers pour stocker les éléments copiés.
PTHPasteboard, un excellent freeware, peut mettre un terme à la dance du presse-papiers. Il vous permet d’ouvrir un nombre illimité de presse-papiers (20 par défaut). Vous pouvez même créer des presse-papiers permanents pour stocker des bouts d’informations que vous utilisez tout le temps—votre adresse de réponse, plan d’accès à votre maison, vos citations favorites de Star Trek quotes ou ce que vous voulez.
Comme illustré Figure 3, PTHPasteboard facilite beaucoup la copie de sélections vers le presse-papier. Au lieu de faire sans arrêt des aller-retours lorsque vous devez copier plusieurs sélections, utilisez PTHPasteboard pour les copier toutes puis aller vers votre programme de destination et coller les en une seule fois.
Astuce 15-26 : De nouvelles commandes avec les Alias
Les alias Unix ne ressemblent pas aux alias Mac. Ce sont des raccourcis, mais au lieu de servir de liens vers des fichiers et des programmes, Unix s’en sert comme raccourci vers des commandes existantes. Par exemple, si vous ouvrez fréquemment certains programmes à partir de la ligne de commande, les alias peuvent rendre la chose plus simple. La longue commande de lancement shadowGoogle décrite dans l’astuce 15-38, par exemple, peut être réduite à “sg”—juste deux frappes.
Voici quelques expériences qui vous aideront à comprendre les alias Unix. Si vous avez configuré votre environnement Unix tel que décrit sur la page 351, la commande word est aun alias. Si vous tapez word hello, vous obtenez une liste de mots qui contiennent tous “hello”. Pour apprendre comment cet alias fonctionne, tapez alias au prompt %, ce qui genère une liste d’alias tcsh prédéfinis. Près de la fin de cet affichage le mot word apparaît :
word grep !* /usr/share/dict/web2
word est l’alias—le raccourci pour la longue commande qui apparaît à côté. Le programme de recherche grep recherche le texte que vous lui fournissez (!* matérialise l’emplacement de ce texte ; dans l’exemple précédent, vous cherchiez le terme “hello”), et la recherche s’effectue dans le fichier /usr/share/dict/web2. (Ce fichier est en fait le dictionnaire Second International de Webster, juste là sur votre disque dur. Qui le savait ?)
Les alias peuvent aussi être pratique pour combiner des commandes souvent utilisées. Par exemple, supposez que vous avez un ordinateur distant auquel vous vous connectez souvent en utilisant ssh (astuce 6-9). Certains ordinateurs nécessitent de sépcifier un numéro de port particulier (”trou de serrure” réseau) dans la commande ssh. Ainsi, votre ligne ssh devient plutôt longue, dans le genre de ceci :
ssh -p 5022 chris@www.earthlink.com
Au lieu de taper celà à chaque fois que vous souhaitez vous connecter, vous pouvez créer un alias appelé sshwork qui lancera la commande entière. En regardant dans les alias existants, vous pouvez vous rendre compte de ce qu’il est possible de faire. Pour un bon exemple de commande combinées, attardez vous sur l’alias wordcount, qui utilise deux commandes cat, la commande tail et la commande awk.
Voici comment créer votre propre alias :
- Avec l’éditeur
pico(comme décrit page 351 du livre Mac OS X Hints), ouvrez aliases.mine. Le traitement de textepicoaffiche alors le fichier à l’écran. - Ajoutez l’alias sous forme de nouvelle ligne n’importe où dans le fichier. Pour ajouter cette ligne, notez que le premier mot doit être alias ; suivi du nom de l’alias (abbréviation) que vous souhaitez créer ; puis, entre guillemets, la ou les longues commandes à exécuter. Par exemple, si vous créiez l’alias
word, vous taperiez :alias word 'grep \!* /usr/share/dict/web2'Vous avez besoin du backslash “\” pour rappeler au shell qu’ici le point d’exclamation est un caractère spécial (
!*est un code spécial qui veut dire “tout ce qui suit la comande sur la même ligne”).Pour créer l’alias
sshdécrit plus haut, vous taperiez :alias sshwork 'ssh -p 5022 chris@www.earthlink.com'(Bien sûr, remplacez le n° de port et l’adresse email par les vôtres). Pour créer l’alias
shadowGooglevous taperiez :alias sg 'open -a /Applications/My\ Utilities/shadowGoogle.app'
Astuce : Evitez de donner à vos alias le même nom d’une commande Unix (ls, par exemple). Si vous le faisiez, vous passeriez à côté d’une éventuelle mise à jour par Apple de la version “officielle” par une nouvelle version améliorée. Votre alias continuerait d’intercepter votre ls (ou quoi que ce soit), et vous ne profiteriez pas des nouvelles friandises.
Astuce 16-5 : Partager des dossiers supplémentaires avec Windows
Mac OS X vous permet de rendre visibles vos fichiers Mac aux ordinateurs Windows du même réseau—pratique si vous êtes en face d’une machine Windows trois étages plus haut et que devez rappatrier un document de votre Mac. Pour que la magie opère, vous devez configurer deux préférences Mac. D’abord, ouvrez Préférences Système -> Partage, cliquez sur l’onglet Services puis activez le Partage de fichiers Windows. Ensuite, sur le panneau Comptes, sélectionnez votre compte, cliquez sur Modifier utilisateur et activez “Autorisation à ouvrir une session à partir de Windows”. Tapez votre mot de passe lorsqu’on vous le demande. Après cela, vous pouvez atteindre votre dossier Départ à partir de n’importe quelle machine Windows de votre réseau.
Tout va bien, mais le Mac ne partage que votre dossier Départ. Comment faire si vous souhaitez rendre accessibles des fichiers situés sur un disque externe ? Deux solutions vous permettent de partager tout dossier de votre Mac. La première nécessite d’activer SWAT, l’outil d’administration via Web de Sambaqui est abordé dans l’astuce 16-36. La seconde solution, où vous ajoutez manuellement vos dossiers supplémentaires dans le fichier de configuration de Samba, est expliquée ici.
- Ouvrez le fichier de configuration de Samba, avec des privilèges root, dans un éditeur tel que
picoouvi. Le fichier s’appellesmb.conf, et il réside dans /etc. Pour avoir les privilèges de root, au moment d’ouvrir le fichier, tapezsudo vi /etc/smb.conf(vous remplacezvipar un autre éditeur). Les premières lignes du fichier sont des commentaires, dénotés par le caractère point -virgule en début de chaque ligne. Après les commentaires, vous avez les sections intitulées “[global]” et “[homes]“, ainsi que les sections “[public]” et “[printers]“. - Pour créer un nouveau partage, créez une nouvelle section. Par exemple, si votre collection de MP3 est stockée sur un disque dur externe nommé MyMP3s dans un dossier nommé MyTunes, la section suivante créerait un nouveau partage appelé MyGreatMusic :
[MyGreatMusic] comment = Ma Collection de MP3 path = /Volumes/MyMP3s/MyTunes browseable = yes read only = no create mode = 0750La première ligne (entre crochet) est le nom du dossier tel qu’il sera vu par les machines Windows ; vous pouvez utiliser le comment pour aider à identifier le dossier lorsqu’il est partagé. La commande
pathspécifie l’emplacement physique du dossier à partager ; configurerbrowseableàyespermet aux machines Windows de voir le contenu du dossier. Le réglage deread-onlyànopermet au contenu du dossier d’être modifié à partir de machines Windows.La ligne
create moderègle à l’avance les autorisations de tout nouveau fichier qui sera créé dans ce dossier. (Le réglage decreate modeà0750donne les pleins pouvoirs au possesseur du dossier, lecture-seule pour le groupe et aucune permission pour les autres. C’est un bon réglage par défaut puisqu’il vous donne un accès total et ne permet pas aux autres de voir le fichier).Pour partager d’autres dossiers, duppliquez la section ci-dessus—mais changez son nom, son commentaire et son chemin d’accès. Une fois que vous avez créé tous les partages désirés, sauvegardez le fichier smb.conf et quittez l’éditeur de texte. Maintenant, vous n’avez plus qu’à activer vos nouveaux dossiers partagés.
- Arrêtez et relancez le Partage de fichier Windows (Préférences Système -> Partage, cliquez sur l’onglet Services). Vous devriez maintenant être capable de vous connecter à vos nouvelles ressources partagées à partir d’une machine Windows aussi facilement que vous pouvez le faire avec votre dossier Départ.
En conclusion
Mac OS X est un système d’exploitation avancé avec des centaines de trucs dans ses manches. Ce que je vous ai présenté ici n’est qu’un échantillon des astuces les plus utiles tirées du livre. En plus des 550 astuces du livre (la plupart accompagnées de copies d’écran), le site macosxhints.com comporte un peu plus de 3500 astuces dans un base de données mise à jour quotidiennement. Bien que la profondeur de l’écriture (et le nombre de copies d’écran) ne puissent correspondre à ce qu’il y a dans le livre, les mises à jour quotidiennes signifient que vous connaîtrez toujours les astuces les plus récentes et les meilleures pour que votre temps passé sur Mac OS X soit plus productif.

Textes originaux en anglais sur O’Reilly : Rob’s Top Mac OS X Hints, Part 2


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