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Guide de portage d’applications Windows vers Mac OS X

Par Apple Computer, Inc. © 2002 (Dernière mise à jour 13 Juin 2002),

Traduit par Thierry, 20/11/2002.

Introduction

Les utilisateurs Mac OS X savent reconnaître une application qui ne se comporte pas tout à fait correctement, et les critiques applicatifs le savent aussi. Malgré les similarités qui semblent exister entre les interfaces utilisateurs (UI) de Microsoft Windows 95/98/2000, Windows XP et l’interface Aqua de Mac OS X, il y a des différences significatives au niveau de l’apparence et du comportement. Le succès d’une transition de Windows à Mac OS X nécessite d’abandonner les éléments clé de l’expérience utilisateur Windows en faveur des alternatives de Mac OS X.

Les développeurs qui ont souvent effectuer des portages avec succès de Windows vers Mac OS X nous indiquent que l’investissement qu’ils ont fait dans la conception d’une belle application Mac OS X a aussi bénéficié à leurs produits Windows, ceci ayant pour conséquence d’en accroître l’accessibilité. Avec un peu de détermination, il est facile de concevoir une belle version Mac OS X de vos applications et d’en faire proditer les versions à destination des autres plate-formes.

Ce document décrit dans les grandes lignes les principaux sujets à prendre en considération au moment de porter une application Microsoft Windows vers Mac OS X, et fournit des instructions aidant à la migration vers l’interface utilsateur Mac OS X.

Les conseils

1.

Mis à jour pour Mac OS X 10.2 Jaguar : Le guide définitif de conception d’une application qui prodiguera une grande expérience de Mac OS X à l’utilisateur, disponible en PDF et sur le web. Apple recommande fortement de suivre ces instructions pour donner une interface intuitive à votre application, permettant à vos utilisateurs d’accomplir leurs tâches et d’atteindre leurs buts rapidement et efficacement, et pour maintenir la cohérence et l’intuitivité qui caractérisent les logiciels Macintosh.

2.

Interface Builder (IB) est la manière la plus simple et la plus efficace de construire et de prototyper l’interface utilisateur Aqua de votre application. IB en tant que tel est doté d’une interface puissante basée sur le glisser-déposer qui permet d’accéder à pratiquement toute la suite des éléments d’interface des applications Cocoa et Carbon à la fois.

3. Louer de l’aide professionnelle :

Apple a identifié un nombre de compagnies capables d’apporter de l’aide à la conception d’une belle interface utilisateur pour votre application. En association avec l’Apple Developer Connection, ces firmes proposent de la conception d’icônes, du support à concevoir l’interactivité et des services de conception d’interface utilisateur à des prix très compétitifs pour les membres Premier et Select de l’ADC.

4. Eviter les éléments personnalisés d’interface

Les applications Microsoft Windows utilisent souvent des contrôles personnalisés (tels que des boutons, des barres de défilement et d’autres éléments non standard) dans such as nonstandard buttons, scroll bars, and other interface elements) dans leurs interface utilisateur. Dans les frameworks Cocoa, Carbon et Java, Mac OS X fournit une collection exhaustive d’éléments et de contrôles standard d’interface Mac OS X, et fait constamment évoluer cette collection pour répondre aux besoins des développeurs.

Les contrôles personnalisés peuvent être source de confusion pour les utilisateurs, et de manière plus grave, ils peuvent sembler innapropriés surtout lorsque les évolutions de Mac OS X se traduisent par un affinement d’Aqua. Si vous devez utiliser des contrôles personnalisés, assurez-vous de ne les utiliser que pour des éléments uniques d’interface ; par exemple, évitez de remplacer une boîte à cocher standard par une boîte personnalisée.

Au moment de porter votre application Microsoft Windows vers Mac OS X, développez une interface Mac OS X standard compatible Aqua : Vous verrez alors que les critiques seront plus positives et que les utilisateurs plus satisfaits. Si vous attachez de l’importance à ce que votre interface porte votre marque, envisagez l’intégration de l’identité de votre marque en utilisant, par exemple, un filigrane en arrière-plan de fenêtre.

5. Utilisez une seule barre de menus

Une application Microsoft Windows crée sa propre instance dans une “fenêtre principale”, et crée sa propre barre de menus dans cette fenêtre. Si trois applications sont ouvertes dans Windows, trois “fenêtres principales”, avec chacune sa propre barre de menus, apparaissent à l’écran.

Sous Mac OS X, une seule barre de menus est toujours visible en haut de l’écran (voir Figure 1), à un emplacement uniforme. Cette barre de menus reflètent toujours les commandes accessibles de l’application active. En plus, la barre de menus Mac OS X consiste en un format et organisation très spécifique, qui doit être respecté par toutes les applications Mac OS X, de façon à ce que l’utilisateur sache précisément où trouver les commandes les plus fréquemment utilisées, telles que Quitter, Copier, so that the user knows precisely where to find frequently used commands, such as Quit, Copy, Réduire et Aide.


Figure 1 : Même avec quatre applications ouvertes (Finder, Préférences Système, iTunes et Internet Explorer), Mac OS X affiche toujours qu’une seule barre de menus.

Eviter de créer des barres de menus intégrées aux fenêtres dans des applications Mac OS X, utilisez la barre de menus unique à la place.

6. Mac OS X n’utilise pas le MDI

Les applications Microsoft Windows implémentent un Multiple Document Interface (MDI), qui affiche les fenêtres de document ouvert à l’intérieur de leurs fenêtres “principales” (voi Figure 2). Si plusieurs documents sont ouverts, ils existent au sein de la fenêtre parent de l’application.


Figure 2 : Sous Windows, les applications ouvrent souvent la fenêtre d’un document à l’intérieure de la fenêtre parent ; les possibilités de positionner les fenêtres de document sur le bureau sont restreintes.

Les tendances de MDI sont en contradiction directe avec Mac OS X, dans lequel les fenêtres sont plus associées au document qu’à l’application. Il n’y a pas de fenêtre principale “parent” — la barre de menus et d’autres éléments d’interface, tels que les palettes, sont utilisés pour indiquer à tout moment quelle est l’application active. La taille des fenêtres de document ne sont restreintes que par la taille du bureau utilisateur (qui peut se répartir sur un seul ou plusieurs écrans).


Figure 3 : Sous Mac OS X, les multiples fenêtres de document ne sont constraintes par la fenêtre parent de l’application ; l’utilisateur est libre de déplacer les fenêtres de document partout sur le bureau.

Sous Mac OS X, les utilisateurs peuvent manipuler et intercaler librement leurs fenêtres de document (voir Figure 3) ; ainsi il est facile de voir simultanément plusieurs fenêtres de document (pouvant appartenir à plusieurs applications). Ce comportement permet d’échanger facilement des données, surtout par glisser-déposer, entre différents documents.

Dans votre application Mac OS X, utilisez la barre de menus, les palettes et les barres d’outils en tant que remplacement holistique (qui veut qu’une application soit constituée d’éléments qui ne peuvent être séparés les uns des autres) de la “fenêtre principale” des applications MDI de Windows. Les fenêtres de document doivent être ouvertes en tant qu’entités individuelles, non contraintes par une fenêtre parent.

7. Aqua dedans, Gris dehors

Mac OS X présente une interface utilisateur extrèmement conviviale et visuellement remarquable appelée Aqua. L’apparence et le comportement d’Aqua développe la légendaire facilité d’utilisation du Mac et intègre cette traditionnelle facilité d’utilisation à la puissance et l’innovation de Mac OS X. En opposition, Microsoft Windows 95/98/2000 est doté d’une apparence à prédominance grisâtre et sans intérêt et d’un comportement interactif significativement différent ; Windows XP est doté d’un look’n'feel plus coloré et plus moderne que les anciennes versions de Microsoft Windows, mais il est aussi très différent du look’n'feel Aqua de Mac OS X. Les utilisateurs se familiarisent très rapidement avec le look’n'feel Aqua et s’attendent à ce que toutes les applications Mac OS X respectent les standards Aqua ; tout contrôle ou éléments d’interface issu de Microsoft Windows qui restera en place dans votre interface utilisateur se remarquera comme le nez au milieu du visage. Les utilisateurs seront amenés alors à considérer votre application comme n’étant pas professionnelle et outrageante en conséquence.

Eviter de résutiliser des éléments d’interface provenant de version Windows de votre application ; tirez profit du vaste panel d’objets d’interface de l’Application Kit (Cocoa) et de la HIToolbox (Carbon), et des APIs fournies dans Mac OS X. En utilisant les éléments d’interface Aqua, tels que les boutons radio, les boîtes à cocher, les listes et les fenêtres, votre application héritera automatiquement de l’apparence et du comportement pratique de l’interface Aqua. Les utilisateurs Mac OS X apprendront rapidement l’interface de votre application, et en apprécieront sa cohérence compte tenu du fait qu’ils pouront profiter de l’expérience acquise lors de l’utilisation d’autres applications Mac OS X.

8. Concevez des icônes de haute qualité

Une des parties les plus importantes et visibles de l’interface Aqua consiste en des icônes de haute qualité. Les icônes Mac OS X ont des caractéristiques visuelles riches : Elles sont souvent affichées à des tailles allant de 128 x 128 pixels à 16 x 16 pixels, peuvent contenir des millions de couleurs, font preuve d’une qualité très réaliste et ont un rendu professionnel.

Les icônes de votre application doivent être vives et invitantes, et doivent immédiatement indiquer le but de votre application. Il est souvent utile d’utiliser un rendu réaliste du média et de l’outil que l’application représente ou dont elle se sert. De la même manière, les icônes de documents doivent immédiatement indiquer à quelle application ils se raportent, et doivent avoir un rendu de qualité identique à l’icône de l’application. Sous Mac OS X, les utilisateurs sont sans arrêt en rapport avec les applications et leurs documents sous le Finder ou en utilisant le Dock, lieux où les icônes sont le principal objet sur lequel se porte l’attention des utilisateurs ; les utilisateurs doivent être capables de reconnaître instantanément les applications et les documents par leur icônes distinctes, claires et richement conçues.

Evitez de transférer directement les icônes de votre application, de vos documents, de vos palettes et barres d’outils dans votre application Mac OS X. De telles icônes sont incompatibles avec l’apparence de haute qualité des icônes de Mac OS X ; les utilisateurs considèreront que votre application n’est pas professionnelle ou non finie. Concevez avec soin et soyez fier des icônes de votre application : Sous Mac OS X, les icônes représentent une part critique de la qualité de votre application.

9. Concevez des dialogues clairs

L’utilisation des boîtes de dialogues pour communiquer une information urgente aux utilisateurs ou pour solliciter une réponse spécifique de leur part s’effectue différemment sur Mac OS X que sur Microsoft Windows. Un simple portage de vos dialogues Windows de votre application revient à nuire à l’interface utilisateur de votre application Mac OS X : Les utilisateurs Mac sont habitués à des dialogues logiques qui respectent les Directives de l’Interface Humaine Aqua. Par exemple, les dialogues d’ouverture et d’enregistrement, les dialogues d’impression et les alertes de “sauvegarde des modifications” sont tous des apparences spécifiques et des comportements qui diffèrent de leurs homologues Microsoft Windows.

De tels dialogues sont préfabriqués dans Mac OS X. Vous pouvez les étendre (les compléter) si nécessaire, mais toujours en maintenant l’apparence et le comportement familier du dialogue que les utilisateurs Mac OS X attendent.

L’alerte qui apparaît quand un utilisateur tente de fermer un document non enregistré illustre les différences clés entre un dialogue Microsoft Windows standard et un dialogue Mac OS X standard. Voici une alerte Microsoft Windows standard de “sauvegarde des modifications” :


Figure 4 : Une alerte Windows standard de “sauvegarde des modifications”, avec des boutons non verbeux.

Sous Mac OS X, les dialogues (y compris non seulement le texte mais aussi la conception visuelle) ont un format uniforme : Statut, Raison, Action. Ils expliquent ce qu’est la situation actuelle — et pourquoi un dialogue est apparu — et offre des choix d’action à l’utilisateur. En d’autres mots, des dialogues clairs sous Mac OS X communiquent à l’utilisateur : 1) ce qui s’est passé , 2) pourquoi cela s’est arrivé, et 3) comment réagir. Pour assurer ce format uniforme, les dialogues Mac OS X ont tendance à utiliser des verbes en guise de titres de bouton. L’équivallent Mac OS X de l’alerte de “sauvegarde des modifications” illustre ces caractéristiques (du fait que le dialogue se rapporte à son document parent, il est aussi implémenté sous forme de feuille) :


Figure 5 : Une alerte Mac OS X standard de “sauvegarde des modifications”, sous la forme d’une feuille au lieu d’un dialogue modal. Notez que les noms des boutons sont des verbes qui représentent les actions que peut entreprendre l’utilisateur.

Puisque les dialogues interrompent généralement les utilisateurs, leur apparence et leur format doivent être aussi uniforme que possible. Mac OS X fournit des dialogues standard ; évitez d’utiliser des dialogues personnalisés ou des dialogues portés directement de vos appliactions Windows. Assurez-vous que des dialogues standard soient utilisés là où c’est possible, et que les autres dialogues respectent le format et la qualité décrites dans les Directives de l’Interface Humaine Aqua.

10. Reconsidérez les barres d’outils

Les applications Microsoft Windows fournissent souvent des fonctionnalités aux utilisateurs au travers de multiples barres d’outils contenant des douzaines de petits boutons (représentant souvent des commandes communes telles que Ouvrir et Enregistrer). De telles barres d’outils sont moins fréquentes dans des applications Mac OS X natives; en général, les fonctionnalités qui pourraient être mises à disposition par de vastes barres d’outils sont plutôt fournies dans des palettes librement déplaçables, dans des commandes de menus ou des raccourcis clavier uniquement, ou par des manipulations directes (tels qu’une action de glisser-déposer). Les barres d’outils Mac OS X ont tendance à contenir un nombre plus restreint d’icônes de haute qualité et de tailles plus grandes (32 x 32, 24 x 24, ou 20 x 20 pixels) représentant des fonctions qui ne sont pas aisément susceptibles d’être découvertes ou qui nécessiteraient normalement plusieurs clics pour être atteintes.

Trop de boutons, surtout s’ils font partie d’une barre d’outils non détachables, contribuent à rendre l’interface confuse et peut ralentir les utilisateurs puisqu’ils ont à scruter plusieurs icônes au look similaire pour trouver une fonction spécifique. Evitez les barres d’outils qui contiennent plus d’une ligne de contrôles ou d’icônes, et ne foournissez pas d’accès par barre d’outils aux commandes que les utilisateurs Mac accèdent habituellement par des raccourcis clavier (tels que “Ouvrir”, “Enregistrer”, “Fermer”, “Quitter” et “Annuler”).

Une alternative aux barres d’outils flottantes ou aux barres d’outils attachées au bas de la barre de menus, consiste en une barre d’outils Mac OS X standard, telle que celle que l’on voit dans le Finder, les Préférences Systèmes, Mail et d’autres applications. Cette barre d’outils est attachée à la fenêtre d’une application, directement sous la barre de titre, au dessus des autres contenus. Cela ressemble de part son apparence et son emplacement aux contrôles de navigation des applications populaires de navigation Internet :

Si votre application contient beaucoup de barres d’outils, envisager des alternatives telles que les palettes. Evitez les barres d’outils confuses composées de plusieurs lignes ; elles occupent une grande partie de l’espace qui pourrait être dédié aux documents de l’utilisateur. Assurez-vous que toutes les barres d’outils soient conçues de manière réfléchie et servez-vous des contrôles Aqua standard et d’icônes de grande taille et de haute qualité.

11. Pensez aux raccourcis clavier

Il peut être tentant de garder les raccourcis clavier existants, pour maintenir une compatibilité multi-plateforme à vos utilisateurs, mais les utilisateurs Mac sont habitués à des raccourcis spécifiques et s’en servent fréquemment. Puisque votre application va être utilisée aux côtés de plusieurs autres applications Mac OS X, il est important de respecter les attentes des utilisateurs et de maintenir une homogénéité dans les raccourcis clavier. Mac OS X comporte des raccourcis clavier réservés qui ne peuvent pas être utilisés par les applications (tels que Commande-H, qui masque l’application active), et plusieurs autres qui sont recommandés et qui ne doivent être utilisés que pour leur fonction communément associée (tels que Commande-S for “Enregistrer”). Assurez-vous que votre application respecte ces raccourcis clacier réservés et recommandés de façon à éviter que vos utilisateurs ne choisissent accidentellement de mauvaises commandes.

Les applications Microsoft Windows applications utilisent la touche Contrôle comme touche de combinaison commune, alors que sous Mac OS X, la touche Commande est utilisée (la touche Commande est marquée par un symbole stylisé en forme de trèfle). Occasionellement, la touche Option et la touche Majuscule sont utilisées dans les combinaisons. N’implémentez pas de raccourcis clavier basés sur la touche Contrôle ; utilisez la touche Commande à la place.

Adhérez aux raccoucis standard des autres applications Mac OS X de votre segment de marché et respectez les raccourcis qui sont standard dans toutes les applications. Par exemple, Commande-Q doit toujours représenter “Quitter” et Commande-Z “Annuler”. En plus, il est important de maintenir une certaine compatibilité avec d’autres applications similaires de façon à accroître la productivité des utilisateurs ; par exemple, si votre application appartient à une chaîne multi-produits, tout raccourci disponible dans votre application devra être homogène avec ceux des autres applications de la chaîne. Les Directives d’Interface Humaine Aqua contiennent une liste exhaustive de raccoucis clavier réservés et recommandés ; utilisez les pour éviter de troubler les utilisateurs qui s’en serviront.

12. Utilisez une organisation claire

Pour créer une interface utilisateur utilisable, attrayante et limpide, permettant aux utilisateurs de faciIement se concentrer sur leur travail et leur évitant de se perdre dans les détails d’une interface complexe, respectez les conseils de mise en forme contenus dans les Directives d’Interface Humaine Aqua. L’interface Aqua de Mac OS X repose sur une organisation spacieuse et centrale des contrôles et éléments d’interface. A l’opposé, Microsoft Windows repose sur une organisation plus serrée et orientée vers la gauche.

Les mises en forme serrées ou confuses sont souvent causées par une abondance d’intitulés, de boîtes de groupe et de séparateurs, ou par l’introduction de contrôles inutiles. Considérez l’exemple Windows suivant :


Figure 7 : Un dialogue Windows. Ce design utilise trop d’espace et n’utilise pas les contrôles les plus efficaces. Des boîtes de groupe et des séparateurs horizontaux superflus encombrent le dialogue.

Le dialogue ci-dessus apparaît encombré et quelque peu confus, même s’il n’a que peu de contrôles. Trop d’espace et de trop d’éléments de mise en forme (boîtes groupées et séparateurs) embarrase la mise en forme. En plus, la principale fonctionnalité du dialogue — réglage du temps avant que le moniteur se mette en veille — est fournie par un mécanisme maladroit qui ne donne pas à l’utilisateur une bonne manière d’effectuer le réglage : il n’est pas tout de suite évident de savoir comment désactiver complètement la mise en veille du moniteur, par exemple (NdT : Un peu comme la fameuse option d’arrêt de la machine située sous le bouton Démarrer de Windows !). Le design suivant est meilleur :


Figure 8 : Un design beaucoup plus efficace pour ce dialogue “Power Options Properties”. Ce design fait usage des contrôles Aqua standard et est plus compacte que l”quivallent Windows.

Ce design fait un usage plus efficace de l’espace et fait la démonstration d’une mise en forme orientée vers le centre, ce qui identifie mieux la fonction principale fournie par le dialogue. Par ailleurs, ce nouveau design est moins encombré et des contrôles plus appropriés ont été utilisés pour donner accès aux fonctions d’économie d’énergie.

Les avantages à tirer du respect des Directives de mise en forme Aqua sont nombreux. En plus de l’interface esthétiquement plaisante dont va automatiquement profiter votre application, elle sera homogène avec le Finder et d’autres applications Mac OS X, signifiant que les utilisateurs seront ainsi capables de se familiariser avec plus rapidement. De cette manière, votre application sera “chez elle dans Mac OS X” et les utilisateurs se sentiront plus à l’aise en l’utilisant.

13. Evitez les “Setup”

L’application “Setup” couramment utilisée, avec le Install Wizards (Assistants d’installation), ne sont pas recommandées sur Mac OS X. Utilisez une installation par glisser-dépopser à la place, ce qui est plus simple et mieux apprécié par les utilisateurs Mac.

Mac OS X vous permet de construire des paquets applicatifs (bundles), qui sont représentés par une seule icône. Ces paquets contiennent tous les fichiers et librairies personnalisées nécessaires au fonctionnement de votre application. Les utilisateurs peuvent installer des bundles en déposant sur leur disque dur une simple icône à partir de votre CD d’installation ou de votre image disque. Ce type d’installation est extrèmement simple et fiable, et il est plus facile à implémenter et à utiliser qu’une traditionnelle application d’installation.

Si votre produit nécessite l’installation de fichiers dans plusieurs endroits, ou nécessite une authentification administrative pour qu’il soit installé avec succès, vous devrez utiliser une application d’installation traditionnelle. Dans de tels cas, servez-vous d’un installateur qui respecte Les directives d’interface humaine Aqua. Si possible, emballez votre application avec Package Maker (compris dans l’installation classique des outils Développeur) de façon à ce qu’elle soit installée par l’installateur standard de Mac OS X.

En général, les applications Mac OS X n’ont pas besoin d’un “assistant de configuration”, mais pour des procédures complexes de configuration qui interviennent la première fois que l’application est lancée (pour la création de préférences importantes par exemple), utilisez un Assistant Mac OS X standard (reportez-vous aux Directives d’interface humaine Aqua pour plus de détails). Les Assistants ne doivent être lancés qu’une seule fois. Permettez le réglage de la configuration et des préférences au travers d’une interface bien pensée et efficace qui apporte un contrôle direct à l’utilisateur. Assurez-vous que votre application sera installée avec des valeurs par défaut intelligentes pour les utilisateurs puissent se lancer avec un minimum d’assistance.

14. Utilisez des Extensions de Nom de fichier

A l’inverse de Mac OS 9 et antérieur, Mac OS X supporte and utilise des extensions de nom de fichier. Cependant, si votre application permet aux utilisateurs de créer des documents, tels que des PDF, utilisables sous des versions plus anciennes de Mac OS, faites attention à y inscire les informations relatives au Type et au Creator de façon à les rendre utilisables sur Mac OS 9 et antérieur.

Une convention de Mac OS X consiste à toujours inclure l’extension au moment d’enregistrer le fichier, mais l’utilisateur a la possibilité au travers d’une interface standard de décider s’il veut ou pas affichier cette extension, fichier par fichier. N’utilisez pas de mécanisme personnel pour masquer ou afficher les extensions de nom de fichier ; à la place, servez-vous de la fonctionnalité standard de Mac OS X comprise dans le dialogue de sauvegarde standard.

Pour plus de détails sur l’utilisation des extensions de nom de fichier sous Mac OS X et pour obtenir des exemples spécifiques et des conseils pour une utilisation efficace, reportez-vous aux Directives de gestion des extensions de nom de fichier.

Textes originaux en anglais sur developer.apple.com : Switch to Mac OS X From Microsoft Windows

Thierry Portage d'applications vers Mac OS X , ,

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